{"id":977,"date":"2018-12-07T14:02:00","date_gmt":"2018-12-07T13:02:00","guid":{"rendered":"http:\/\/fred-royer.com\/?p=977"},"modified":"2023-11-27T19:20:33","modified_gmt":"2023-11-27T18:20:33","slug":"avachissement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fred-royer.com\/?p=977","title":{"rendered":"Avachissement"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Propos sur quelques peintures de Fr\u00e9d\u00e9ric Royer par Olivier Koettlitz<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-3\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow\">\n<p class=\"has-normal-font-size\">Ce qui frappe d\u2019embl\u00e9e \u00e0 la vue des toiles peintes par Fr\u00e9d\u00e9ric Royer, que ce soient les \u0153uvres finies ou celles en passe de l\u2019\u00eatre, c\u2019est la pr\u00e9sence syst\u00e9matique des corps humains qui tiennent une place pr\u00e9pond\u00e9rante dans l\u2019espace du tableau. Cette repr\u00e9sentation des corps n\u2019a \u00e9videmment rien en soi d\u2019original ni m\u00eame de particuli\u00e8rement int\u00e9ressant, l\u2019est davantage en revanche le traitement proprement pictural des carnations, des postures et des expressions qui fait l\u2019un des aspects singuliers de ces peintures. Toujours repr\u00e9sent\u00e9s dans des int\u00e9rieurs sur lesquels nous allons revenir, ces corps de femmes et d\u2019hommes auxquels on est bien en peine de donner un \u00e2ge ne sont pas a priori montr\u00e9s sous leur plus beau jour, splendides ou saisis sur le vif. Pris dans des postures plus ou moins rel\u00e2ch\u00e9es, les personnages sont comme englu\u00e9s dans leur chair qui adh\u00e8re au mobilier un brin d\u00e9suet sur lequel ils semblent se laisser aller. Qu\u2019est-ce qui peut bien expliquer que ces corps entre deux \u00e2ges soient si enclins \u00e0 l\u2019engourdissement&nbsp;? S\u2019agit-il de rendre visible cette grande fatigue qui parfois s\u2019empare des \u00eatres et m\u00eame des choses au point que tout l\u2019espace de la repr\u00e9sentation para\u00eet comme tremp\u00e9 dans le pigment d\u2019une ac\u00e9die high tech ? La tentation est certes forte de projeter sur les toiles de F. Royer une interpr\u00e9tation d\u2019inspiration nihiliste bien dans l\u2019air du temps, du \u00ab&nbsp;sombre temps&nbsp;\u00bb de crise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e dans lequel nous sommes embarqu\u00e9s, et on ne peut nier que le motif de la d\u00e9cadence ne soit pas \u00e0 envisager pour rendre compte de l\u2019atmosph\u00e8re si particuli\u00e8re \u00e0 ses \u0153uvres qu\u2019elle en devient comme le chiffre \u00e0 partir duquel elles se distribuent. L\u2019hypoth\u00e8se d\u00e9cadentiste, m\u00eame si elle n\u2019est pas \u00e0 \u00e9carter purement et simplement, n\u2019est pourtant pas pleinement recevable car on ne peut soutenir que ces corps renvoient \u00e0 un temps du d\u00e9clin, \u00e0 celui du d\u00e9but de la ruine d\u2019une \u00e9poque, d\u2019une civilisation&nbsp;; jamais ils ne chutent, ils restent plut\u00f4t au seuil d\u2019un gouffre, ils sont l\u00e0, tout simplement l\u00e0, dans la plate pr\u00e9sence de l\u2019av achissement. Leur forme g\u00e9n\u00e9rale ne s\u2019annule pas dans l\u2019indistinct, elle est juste en train de se perdre. Aussi, m\u00eame si on ne peut pas dire que ces femmes et ces hommes ne font \u00e0 strictement parler rien, on ne peut pas dire non plus qu\u2019ils font quelque chose, au sens o\u00f9, par exemple, ils produiraient quoi que ce soit, tout juste s\u2019adonnent-ils sans conviction \u00e0 quelque partie de scrabbles ou regardent-ils la t\u00e9l\u00e9vision \u2013 mais la regardent-ils vraiment ou leur regard cireux se perd-il dans des confins qui nous restent \u00e9trangers&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La cat\u00e9gorie qui conviendrait le mieux pour d\u00e9finir cet \u00e9tat de fait est celle de passivit\u00e9. Encore faut-il s\u2019entendre sur ce terme et ne pas trop vite le r\u00e9duire \u00e0 sa composante exclusivement n\u00e9gative qui renvoie \u00e0 l\u2019id\u00e9e que rien ne se passe, rien n\u2019arrive, ni action ni r\u00e9action. La passivit\u00e9 qui ici nous occupe n\u2019est pas en effet comparable \u00e0 une sorte de r\u00e9ception l\u00e9thargique des ph\u00e9nom\u00e8nes, comme l\u2019image de l\u2019empreinte du cachet dans la cire toute offerte \u00e0 sa r\u00e9ception en donne assez bien l\u2019id\u00e9e. Si les corps de Fr\u00e9d\u00e9ric Royer sont passifs, c\u2019est au sens o\u00f9 nous le sommes tous \u00e0 des degr\u00e9s divers lorsqu\u2019au jour le jour nous effectuons sans r\u00e9fl\u00e9chir les mille et un gestes, les postures et expressions, aussi minimes soient-ils qui nous mettent en phase avec le monde ordinaire. Ce n\u2019est pas que nous ne fassions rien, simplement tout se joue \u00e0 un niveau de perception infra conscient si bien que nous donnons une impression d\u2019inaction ou de rel\u00e2chement. Ce que donne donc \u00e0 voir ces toiles, c\u2019est quelque chose qui a trait \u00e0 une sorte de \u00ab&nbsp;gen\u00e8se passive&nbsp;\u00bb de la perception, un processus foment\u00e9 dans les profondeurs du corps propre qui pr\u00e9pare tout passage \u00e0 l\u2019acte comme \u00ab&nbsp;une energeia secr\u00e8te et lente.&nbsp;\u00bb<a href=\"#sdfootnote1sym\">1<\/a> Somnolente dans les plis d\u2019une chair encore ensommeill\u00e9e, la puissance du corps attend son heure, elle n\u2019est pas press\u00e9e, elle semble pouvoir attendre longtemps comme \u00e7a presque prostr\u00e9e dans la pure disposition \u00e0 agir, au seuil de l\u2019\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Il est si vrai que ces \u00eatres manquent \u00e0 coup s\u00fbr d\u2019\u00e9nergie, que cela relance l\u2019interrogation au sujet de la d\u00e9cadence. Y aurait-il de la part du peintre une forme de complaisance, un go\u00fbt marqu\u00e9 pour l\u2019indolence&nbsp;? La question m\u00e9rite qu\u2019on y insiste, particuli\u00e8rement si on s\u2019arr\u00eate sur la s\u00e9rie dite \u00ab&nbsp;des t\u00e9l\u00e9visions&nbsp;\u00bb o\u00f9 l\u2019on peut voir, toujours dans ces int\u00e9rieurs, eux aussi entre deux \u00e2ges (mais lesquels&nbsp;?), des personnages seuls ou en couple (\u00e0 v\u00e9rifier) ayant l\u2019air d\u2019\u00eatre happ\u00e9s, tels des \u00ab&nbsp;limaces ubuesques&nbsp;\u00bb<a href=\"#sdfootnote2sym\">2<\/a> par d\u2019insondables niaiseries comme sait en produire au kilom\u00e8tre l\u2019industrie culturelle plan\u00e9taire. Il est alors pour le moins tentant de pointer dans l\u2019univers pictural de Royer le motif de la d\u00e9nonciation et de voir dans son travail une volont\u00e9 d\u2019engagement&nbsp;; le suppos\u00e9 d\u00e9cadentisme serait un moyen au service d\u2019une noble fin&nbsp;: r\u00e9veiller, par le truchement de la repr\u00e9sentation, les consciences abruties de leur sommeil de t\u00e9l\u00e9phage. Fausse piste cependant, car si c\u2019\u00e9tait le cas la t\u00e9l\u00e9 et plus g\u00e9n\u00e9ralement la t\u00e9l\u00e9matique serait pr\u00e9sente sur d\u2019autres toiles. Or il n\u2019en est rien, et n\u00e9anmoins la grammaire de l\u2019avachissement est bien pr\u00e9sente dans la s\u00e9rie pr\u00e9c\u00e9dente comme dans celles qui suivent. La t\u00e9l\u00e9vision doit plut\u00f4t \u00eatre per\u00e7ue comme un pr\u00e9texte, certes particuli\u00e8rement convaincant, pour fixer davantage, pour insister sur cet amoindrissement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 du dynamisme qui court toutes les peintures. Les t\u00e9l\u00e9visions qui, de l\u2019aveu m\u00eame de l\u2019auteur, doivent d\u2019abord \u00eatre vues comme des \u00ab&nbsp;\u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor&nbsp;\u00bb, poss\u00e8dent en outre une autre vertu, celle de leur mat\u00e9rialit\u00e9. Leur \u00e9paisseur surann\u00e9e, qui les rel\u00e8gue \u00e0 un \u00e2ge d\u00e9j\u00e0 obsol\u00e8te de la technologie, renvoie comme en un jeu de miroir \u00e0 la mollesse insistance des autres corps, vivants ceux-la, quoique au ralenti, qui sont, \u00e0 l\u2019instar des postes de t\u00e9l\u00e9vision, pos\u00e9s l\u00e0 devant nous indiff\u00e9rents, las d\u2019un temps lui aussi impossible \u00e0 d\u00e9terminer pr\u00e9cis\u00e9ment, au point qu\u2019on a parfois l\u2019impression qu\u2019il s\u2019agit finalement d\u2019\u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor parmi d\u2019autres n\u2019ayant ni plus ni moins de dignit\u00e9 picturale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Ce sentiment de neutralit\u00e9 se trouve encore renforc\u00e9 par la fa\u00e7on dont est rendu l\u2019espace, plus pr\u00e9cis\u00e9ment ces int\u00e9rieurs dans lesquels \u2013 c\u2019est le cas de le dire \u2013 s\u2019\u00e9talent les corps alanguis. Dans des lieux apparemment assez exigus, parfois \u00e9touffants, les corps p\u00e2teux baignent dans une atmosph\u00e8re vintage. La d\u00e9co middle class qui emprunte volontiers \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique populaire des seventies prot\u00e8ge \u00ab&nbsp;les gens&nbsp;\u00bb d\u2019un dehors dont ils semblent ne rien vouloir savoir. L\u2019\u00e9l\u00e9ment qui retient assur\u00e9ment l\u2019attention est la pr\u00e9sence r\u00e9currente des tapisseries aux divers ramages. Celles-ci sont parfois authentiques, parfois il s\u2019agit de s\u00e9rigraphies. Ainsi il arrive qu\u2019un morceau de r\u00e9el investisse l\u2019espace de la repr\u00e9sentation, mais il serait vain de chercher une signification particuli\u00e8re \u00e0 ce d\u00e9tail. Nul parti pris \u00ab&nbsp;ontologique&nbsp;\u00bb n\u2019est \u00e0 d\u00e9tecter ici, le proc\u00e9d\u00e9 est \u00e0 la fois plus simple et plus troublant puisqu\u2019il rel\u00e8ve de la part de hasard attach\u00e9e aux conditions de production des \u0153uvres, ce qui n\u2019emp\u00eache de provoquer, lorsque l\u2019on s\u2019en avise, un \u00e9tonnement voire m\u00eame une g\u00eane injustifi\u00e9e devant le caract\u00e8re ind\u00e9cis de la toile, ce qui contribue \u00e0 accentuer sa profonde singularit\u00e9. Ces \u00ab&nbsp;int\u00e9rieurs aux tapisseries&nbsp;\u00bb, comme on serait tent\u00e9 de les nommer, constituent pour nous des mondes autonomes, sans dehors, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la lettre des mondes absolus avec leur logique propre, leur loi de fonctionnement, une loi qui n\u2019est pas verbalisable, qui reste rebelle \u00e0 toute \u00e9quation, mais une loi pathique que l\u2019on sent et ressent insidieusement dans sa chair alors laiss\u00e9e pour compte, cette loi est celle des corps d\u00e9soeuvr\u00e9s<a href=\"#sdfootnote3sym\">3<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Faut-il dans ces conditions cataloguer les toiles de Fr\u00e9d\u00e9ric Royer sous l\u2019appellation de \u00ab&nbsp;peinture figurative&nbsp;\u00bb&nbsp;? Non seulement l\u2019auteur aurait du mal \u00e0 nier cette \u00e9pith\u00e8te mais, en outre, il la revendique bien volontiers. Toutefois, plut\u00f4t que de parler strictement de peinture \u00ab&nbsp;figurative&nbsp;\u00bb, sans doute serait-il plus exact de parler dans ce cas, si l\u2019expression n\u2019\u00e9tait pas exempte d\u2019une certaine lourdeur, de \u00ab&nbsp;peinture d\u00e9figurative&nbsp;\u00bb dans la mesure o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment on ne peut affirmer que le peintre s\u2019\u00e9vertue \u00e0 repr\u00e9senter comme au cordeau les formes du monde visible. M\u00eame s\u2019il prend ces formes identifiables comme mat\u00e9riaux (certaines toiles sont r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 partir de photographies), ces derni\u00e8res sont tellement malax\u00e9es par tout un travail de d\u00e9formation visant \u00e0 atteindre un stade suffisamment avanc\u00e9 d\u2019avachissement qu\u2019elles perdent peu \u00e0 peu leur figure, jusqu\u2019\u00e0 leur visage, ploy\u00e9es qu\u2019elles sont sous la pression de \u00ab&nbsp;forces invisibles&nbsp;\u00bb<a href=\"#sdfootnote4sym\">4<\/a> qui s\u2019exercent sur elles. Mais quelles sont ces forces qui innervent ainsi ces peintures ? Des forces d\u2019un genre bien particulier puisqu\u2019elles ne prennent pas de formes spectaculaires, n\u2019invitent jamais au grandiloquent en peinture, ne donnent prise sur aucune exag\u00e9ration, ne favorisent pas d\u2019affects bouleversants. Ces forces sont celles des menues mais constantes et insistantes pressions qui s\u2019exercent comme en sourdine sur les corps regard\u00e9s sous l\u2019angle moyen de la quotidiennet\u00e9. C\u2019est le caract\u00e8re litt\u00e9ralement m\u00e9diocre de ces flux d\u2019\u00e9nergie pass\u00e9e \u2013 au sens o\u00f9 l\u2019on parle d\u2019un v\u00eatement ou d\u2019un tissu \u00ab pass\u00e9 \u00bb \u2013 qui donne en partie le climax propre \u00e0 ces \u0153uvres en leur \u00e9vitant de se compromettre avec toute forme de pathos ou d\u2019accointance, pourtant toujours tentante, avec le tragique. Les sc\u00e8nes d\u2019int\u00e9rieur capt\u00e9es par le peintre ne figurent ni l\u2019enfer ni le paradis mais plut\u00f4t la limite poreuse qui les s\u00e9pare. Le subjectile donne ainsi \u00e0 voir un espace d\u2019indiscernabilit\u00e9 entre l\u2019all\u00e9gresse et la m\u00e9lancolie, celui-l\u00e0 m\u00eame qui repr\u00e9sente l\u2019entre-deux de nos vies en int\u00e9rieur. Si le chaos menace, il est dans ces conditions d\u00e9samorc\u00e9 in extremis par la pr\u00e9sence d\u2019une note de comique et m\u00eame de burlesque comme c\u2019est le cas pour le diptyque aux \u00ab C.R.S. \u00bb qui n\u2019a rien \u00e0 proprement parler d\u2019une \u0153uvre engag\u00e9e. La pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants d\u2019une certaine id\u00e9e de la loi est l\u00e0 en partie pour ses aspects plastiques, en partie aussi pour rappeler la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un ext\u00e9rieur qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la r\u00e9alisation de cette \u0153uvre, faisait sa petite actualit\u00e9 \u2013 mais cette derni\u00e8re aurait tr\u00e8s bien pu prendre un autre visage : cela reste affaire de contingence. Les masques ont quelque chose de caduque, h\u00e9sitant entre la gravit\u00e9 et le clownesque, ils conf\u00e8rent \u00e0 cette toile un c\u00f4t\u00e9 risible, claudiquant, risible parce que claudiquant. Cette forme d\u2019humour se retrouve \u00e0 maintes reprises dans les propos du peintre ; ainsi quand il confesse, rieur, que ce qui justifie la taille de ses formats c\u2019est tout simplement le fait que\u2026 \u00ab seuls ces formats passent la porte de l\u2019atelier. \u00bb Ce d\u00e9tail \u00e9minemment pratique n\u2019a selon nous rien d\u2019anodin, sa fonci\u00e8re trivialit\u00e9 assum\u00e9e avec amusement ancre un peu plus encore, et ce d\u00e9s les pr\u00e9mices de la r\u00e9alisation, le travail de Fr\u00e9d\u00e9ric Royer, aussi bien du point de vue de la forme que du fond, dans la fascinante m\u00e9lasse de la quotidiennet\u00e9. Mais cette derni\u00e8re reste malgr\u00e9 tout d\u2019une nature et d\u2019une texture tr\u00e8s particuli\u00e8re. Ce n\u2019est pas exclusivement l\u2019ordinaire des gens ordinaires.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Olivier Koettlitz<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L<em>ille, F\u00e9vrier 2010.<\/em><\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow\">\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote1anc\">1<\/a> Bruce B\u00e9gout, La d\u00e9couverte du quotidien, Paris, Allia, 2005, p. 377.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote2anc\">2<\/a> Cf. B. Stiegler \u00a7 Ars Industrialis, R\u00e9enchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel, Paris, Flammarion, coll. \u00ab\u00a0Champ\/essais\u00a0\u00bb, 2006.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote3anc\">3<\/a> M\u00eame s\u2019ils ne vivent pas dans des cloaques, les personnages des \u0153uvres ici consid\u00e9r\u00e9es n\u2019\u00e9voluent n\u00e9anmoins pas dans des int\u00e9rieurs cosy, feutr\u00e9s et propices \u00e0 la d\u00e9lectations profane des t\u00e2ches et des gestes les plus humbles. Il y loin des int\u00e9rieurs de F. Royer \u00e0 ceux qu\u2019on peut go\u00fbter en regardant les chefs-d\u2019\u0153uvre de la peinture hollandaise du XVII\u00b0 si\u00e8cle. Le quotidien des classiques est plus solaire et apais\u00e9, celui de notre contemporain plus gris et ind\u00e9cis. Cf. sur ce sujet l\u2019ouvrage d\u00e9sormais incontournable de Tzvetan Todorov, \u00c9loge du quotidien. Essai sur la peinture hollandaise du XVIIe si\u00e8cle, Paris, Le Seuil, 1997.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote5anc\">5<\/a> \u00c1 moins qu\u2019on sacralise, comme cela a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait, l\u2019histoire de l\u2019art.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote6anc\">6<\/a> Cf. G. Deleuze, op. cit, p. 20.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote7anc\">7<\/a> Cf. livre FNAC.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"http:\/\/fred-royer.com\/wp-admin\/post.php?post=977&amp;action=edit#sdfootnote8anc\">8<\/a> Il s\u2019agit du th\u00e8me des \u00ab\u00a0joueurs\u00a0\u00bb (de cartes ou autres) qui fait tout de suite penser, entres autres, \u00e0 Georges de La Tour ou \u00e0 C\u00e9zanne.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Propos sur quelques peintures de Fr\u00e9d\u00e9ric Royer par Olivier Koettlitz Ce qui frappe d\u2019embl\u00e9e \u00e0 la vue des toiles peintes&#8230; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"elementor_theme","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/977"}],"collection":[{"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=977"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/977\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1439,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/977\/revisions\/1439"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=977"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=977"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fred-royer.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=977"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}